Il faut illustrer le Win-Win (gagnant-gagnant)
-
Mais alors, quand est-on « tous
gagnants » ?
L’enseignement
académique retient essentiellement trois situations :
1.
Lorsque les
parties prenantes ont agrandi le butin, et se le sont partagé de manière pertinente
: par exemple deux entreprises concurrentes feront en sorte d’accroître leur
marché avant de se concurrencer sur le partage des parts
2.
Lorsque chacun des
protagonistes estime qu’il a obtenu satisfaction sur ce qui était le plus
important pour lui .
3.
Enfin, la
troisième, lorsque chacune des parties estime que ce qu’elle a obtenu par la
négociation - même si cela ne satisfait pas entièrement ses aspirations – est meilleur
que ce à quoi elle pourrait parvenir hors de toute négociation.
-
Méfier des apparences
En négociation, les
apparences ce sont les manœuvres et les tactiques : il y a toujours une
tactique pour en contrer une autre et l’on s’enferme vite dans le piège de la rétorsion
et de la réactivité.
Savoir
ce que l’on veut ou comment structurer sa négociation cinq questions fondamentales
que l’on ne manquera pas de se poser dès que l’on décide de consacrer du temps
à la réflexion avant d’entamer une négociation.
Question
1 - De quoi s’agit-il ?
Quelle est la vraie question à négocier ?
Situation, perception, enjeu :
Il importe d’abord de chercher à savoir
comment les autres voient le problème
Afficher
une position peut relever d’une tactique visant à intimider, à montrer force et
détermination, ou à placer haut la barre des revendications pour mieux négocier
ensuite. Mais cela contribue aussi à dramatiser, souvent de façon inopportune,
la situation. De plus, focaliser l’attention sur ce qui est proclamé haut et
fort risque de faire perdre de vue des intérêts sous-jacents dont certains
pourraient être communs aux parties concernées.
Comment
réagir lorsque l’on a affaire à des interlocuteurs arc-boutés sur des positions
intransigeantes ?
Tout
d’abord, il importe de ne pas opposer une position à une autre, si l’on veut
éviter l’inconfortable situation que crée une guerre de positions. Maintenir
une attitude d’ouverture aide aussi à amener l’autre partie à revoir ses «
conditions préalables ».
Savoir
à qui l’on a affaire est un préalable à l’instauration d’une relation avec une personne.
Question 3 - Savez-vous ce que vous voulez vraiment et ce qui
est important pour les autres ?
-
Clefs
de compréhension
Clefs de compréhension. Il s’agit, en premier, de
décrypter l’identité personnelle de l’interlocuteur, de chercher à comprendre
quelles sont ses ambitions, ses aspirations, ses valeurs, ce qui est
susceptible de le bloquer ou de le stresser. Cela permet de trouver des valeurs
ou des sujets d’intérêt partagé qui « briseront la glace », car, ainsi que de
nombreux travaux récents en psychologie sociale l’ont montré, les personnes
répondent plus volontiers et plus ouvertement à ceux avec lesquels ils ont des
points communs. Il faudra ensuite s’adresser à son identité professionnelle,
pour la valoriser d’abord, puis pour chercher à savoir comment il fonctionne,
quels objectifs il poursuit, quelles sont ses priorités et comment il envisage
d’y parvenir. Le but recherché étant de valider - ou corriger - les hypothèses
que l’on s’était forgées lors de la réflexion préalable.
L’art de négocier avec la méthode Harvard
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